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Hikarie: Vers la lumière

Et si vous restiez bloqué à Tokyo durant une nuit qui n’en finit pas…
Jusqu’à quel point seriez-vous prêt à vous dépasser pour survivre ? Pour retrouver la lumière ?

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Et si vous restiez bloqué à Tokyo durant une nuit qui n’en finit pas…
Jusqu’à quel point seriez-vous prêt à vous dépasser pour survivre ? Pour retrouver la lumière ?


Il faut tout avoir perdu pour se rendre compte de ce que l’on chérissait.

Quand Kyôichi saute devant le dernier train de la gare de Shibuya, il ne veut pourtant pas mourir, mais il est bien décidé à se sacrifier pour sauver ce qu’il reste de sa famille.
Enfin, il l’était jusqu’à ce qu’une mystérieuse jeune femme l’entraîne à la place dans une autre Tokyo, plongée dans les ténèbres d’une nuit sans fin.

Poursuivi par des dragons, des yokaïs, mais surtout par une ombre angoissante, Kyôichi devra suivre sa guide s’il veut de nouveau revoir le soleil.
Il en est capable, mais la véritable question est : le veut-il vraiment?

« Le garçon bavait sous la pression que le vêtement exprimait sur sa trachée. Ses globes oculaires semblaient vouloir quitter leur orbite, mais cela ne l’empêcha pas de voir le train arriver sur lui. Maintenant, il était baigné par la lumière des phares.
Il se rapprochait si vite, il n’était plus qu’à trente mètres, vingt mètres. Plus que dix mètres…

«C’est ton choix, Kyô, soupira doucement l’étrangère.
– Humpf…»

Ses doigts se desserrèrent autour de la veste qui lui glissa des mains.
Cinq mètres encore et Kyôichi laisserait lui aussi trois doigts sur le quai. Cette idée le répugna.
Trois mètres, il tombait devant le train, ses pieds ne touchaient plus le quai. Il avait beau battre des bras, il ne volerait pas plus que l’employé, mais en bougeant, la veste reprit sa place sur ses épaules et l’air afflua de nouveau dans ses poumons.
Deux mètres. Il eut le temps de se dire qu’il était ridicule de se débattre ainsi pour ne pas mourir asphyxié quand on avait le projet de se faire écraser par un train. Mais Kyôichi ne put s’empêcher d’avaler goulûment tout l’air qu’il put pour remplir ses poumons au maximum.
Un mètre. Tout cet air frais ressortit d’un seul coup, en un unique cri puissant, honnête. Ultime.


«Sauve-moi!»
Puis vint le choc. »